jeudi 3 février 2022

Se libérer du connu



Je me permets d’emprunter le titre de ce livre à Krishnamurti. Je suis en train de le lire. Ce qui y est écrit est tellement en phase avec ce que je vis en ce moment ! Les premières pages m’ont rappelé plusieurs vécus que je liste ici.




Mais comment cela a t-il commencé pour moi ?

Quelques épisodes épars au cours de ma vie mais une nette accélération grâce à la crise politique actuelle. Il y a tellement de mensonges, tellement grossiers et faciles à vérifier que je suis devenue suspicieuse de toute parole officielle et de toute parole issue des medias mainstream. Merci à eux encore une fois de m’avoir réveillée.

Il y a un lieu où je suis allée très souvent ces 20 dernières années qui est la grotte de la sainte Baume, grotte où aurait vécu Marie Madeleine. Dernièrement, j’ai reçu l’information que la grotte occupée par l’église n’était pas la grotte où aurait vécu Marie Madeleine. Elle aurait vécu dans une autre grotte dans le même massif. Ce fut comme un coup de tonnerre dans mon vécu…

A partir de là, je me suis mise à tout remettre en question et je suis tombée dans le terrier du lapin blanc comme Alice. Je suis toujours en train de tomber…


Changer ses habitudes

J’ai toujours aimer casser mes routines, changer de route pour aller travailler, échanger les places à table en famille,… cela permet de réveiller l’attention car les actes routiniers sont souvent faits machinalement. Par exemple, quand on dit que la voiture connaît le chemin…


Le regard des autres

J’ai vécu les 16 premières années de ma vie dans des contrées tropicales et j’ai gardé l’habitude de marcher en tongues à longueur d’année. Y compris pour aller à la sainte Baume, ce qui gênait beaucoup mon mari au début. Cela m’a amenée à réaliser que les paroles et actions de mon entourage ne déteignaient pas sur moi. Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent et moi aussi.


Le jeu des situations récurrentes 

Quand un événement fait encore ressurgir une mémoire (non guérie), j’ai le choix entre 2 possibilités :

  • en faire un drame avec toutes les récurrences qui vont en découler. On voit l’histoire se répéter,  la personne antagoniste qui réagit encore et toujours de la même manière, réaction qui nous blesse encore plus. Mais le mental aussi tourne en rond, à se répéter ad nauseum avec l’impression parfois d’être dans un labyrinthe dans les moments les plus extrêmes.
  • ou reconnaître ce qu’il se passe et sortir du jeu. Je sais instantanément quand une blessure même petite se produit, il y a une disruption de mon continuum de tranquillité. Le plus difficile est de l’accepter. Il peut y avoir une arrogance de croire que tout va bien, que cela ne me touche pas, mais très vite je sens mon énergie qui baisse, mon humeur qui dégringole. Et c’est à ce moment-là que je me retire du jeu, je ne rentre plus dans le drame en en parlant ni en montant mentalement sur mes grands chevaux de justice. Je m’éloigne, je vais faire un tour dans le jardin, je regarde ce qui se passe en moi. Me promener dans la nature, jouer des bols tibétains,…, sont des aides pour monter mon niveau d’énergie tout en permettant l’introspection. L’introspection ne signifie pas d’essayer de me convaincre que ce n’est pas grave, juste de laisser ce qui est là sans fuir. Il y a un moment où la morosité me quitte spontanément et la mémoire revisitée ensuite me laisse indifférente, voire amusée qu’elle ait causé tant de désordre. Au moment où ça lâche, il y a une compréhension, comme un puzzle qui se met en place. Dernièrement, une personne m’a blessée : je l’ai regardée et j’ai compris pourquoi elle agissait ainsi. Je le lui ai dit et cela a désamorcé la bombe. Le jeu s’est arrêté et je n’ai pas traversé de phase de morosité.


La fin de la manipulation

Encore un sujet que la crise politique actuelle a mis en exergue. Impossible d’assister à tant de manipulation sans tourner le regard sur soi. En quoi suis-je concernée ? Suis-je manipulatrice ? Avec mon besoin d’être vraie, je reconnais à voix haute quand je me rends compte que je viens d’obtenir ce que je voulais par des moyens douteux et je m’en excuse. Cela me permet de sortir des schémas de victime/bourreau.


La fin de l’anticipation

J’étais quelqu’un qui ne laissait rien au hasard, j’envisageais tous les cas de figure et je m’y préparais. Je remarque que je ne parviens plus à me projeter dans l’avenir, je ne peux plus faire de projets à moyen ou long terme. Les fêtes de Noël se sont déroulées chez nous cette année et je n’ai réalisé que le 24 décembre au matin que du monde arrivait le jour même. Et c’est une bonne nouvelle car il n’y a plus le stress associé à la projection. Je pense que c’est venu du fait qu’avec tout ce qui se passe en ce moment, il est difficile de faire des projets et j’y ai renoncé sans efforts.


S’accrocher aux « bons » moments ?

Quand il y a des vécus agréables , intéressants, en méditation par exemple, il y a une attente subtile que cela dure ou que cela revienne. Et c’est cette attente qui ferme, qui enferme. Quand il y a une attente de quelque chose de précis, je réduis mon champ de vision et comme l’expérience agréable ne dure pas ou ne se reproduit pas, je rentre dans les étapes du deuil. Et lorsque ce deuil est terminé, l’espace de tous les possibles est de nouveau ouvert.


Créer une nouvelle religion ?

Quand une recette fonctionne, que ce soit pour la méditation ou autre chose, il y a une envie de la partager avec tout le monde en oubliant que s’il y a un effet sur moi, il n’y en aura pas forcément un sur les autres. 8 milliards d’humains sur la planète, 8 milliards de chemin d’éveil différents…

Mais plus encore, je m’accroche à cette « merveilleuse recette » pour moi-même, c’est ma nouvelle religion. C’est l’histoire bouddhiste il me semble de la barque que l’on utilise pour traverser la rivière et que l’on traîne sur notre dos alors qu’on a une forêt à traverser ensuite.

Et même quand cela ne fait plus d’effet, je me force à l’utiliser encore, au cas où… 

Et pourtant, le vécu de la conscience pure a montré que c’était sans effort.

J’écoutais une vidéo de Francis Lucille récemment où il disait : « follow the enthousiasme » (suivez l’enthousiasme). Cela m’aide bien à lâcher ce que je crois devoir faire parce que c’est une habitude pour laisser émerger ce dont j’ai vraiment envie.


Suivre l’énergie ?

J’ai tendance à être accro aux ressentis énergétiques et lorsqu’un texte me faisait vibrer, j’en déduisais qu’il était « bon ».

Récemment, j’ai acheté un livre dont la lecture des premières pages me faisait fortement vibrer. Au bout d’une quinzaine de pages, j’ai lu une phrase qui sonnait faux. J’ai arrêté la lecture de ce livre mais je réessaye régulièrement : il n’y a plus de ressenti énergétique même sur les premières pages et le discours ne résonne pas en moi, il sonne faux. Et je suis surprise qu’il ait pu me faire vibrer si ce n’est qu’il correspondait à ce que je cherchais à ce moment-là. Peut-être même qu’il correspondait à mon niveau de vibration, de compréhension du moment.

Je deviens donc plus circonspecte avec les ressentis énergétiques, le seul compas que je suis, c’est mon discernement. Je ne sais pas si c’est lié à mon besoin de vérité en ce moment mais quelque chose se passe, je ne sais pas toujours l’expliquer, un ressenti que l’information reçue ne sonne pas juste ou pas complètement juste. C’est assez subtil tant que cela ne sonne pas juste mais très clair quand cela sonne juste. Et quand cela sonne juste, je remarque qu’ensuite la recherche sur le sujet en question s’arrête sans que je n’ai rien décidé. Impossible de continuer à chercher, il y a un désintérêt qui montre que j’ai eu la réponse. 

Cela me rappelle les premières expériences spirituelles de calme mental et de dissolution partielle (où j’avais eu le sentiment d’être la pièce dans laquelle je me trouvais). Elles n’avaient pas induit cette évidence qu’ont amené les vrais aperçus et j’avais continué à chercher. Pourquoi continuerait-on à chercher une fois qu’on a trouvé ? Si on continue à chercher, c’est qu’on n’a pas trouvé… Les premiers aperçus avaient sonné le glas de la quête de l’éveil et cela a duré de nombreuses années.

samedi 29 janvier 2022

Être positif

 

Depuis longtemps, chaque parole négative dite ou entendue sonne comme une mauvaise note dans une symphonie. Pareil pour les pensées. Ce ressenti s’accentue de plus en plus en ce moment au point que je ressens le besoin d’en parler à mes proches pour les aider à en prendre conscience aussi.


Je viens d’entreprendre un voyage dans l’envers du décor : dans les croyances. Cela faisait longtemps que je voulais démonter mes conditionnements mais jusqu’à présent, c’était resté inaccessible. Je ne savais pas par où commencer alors je vous propose une petite liste, loin d’être exhaustive, pour vous aider à vous mettre en route au cas où vous seriez dans cette situation : 

  • Obéissance. Des religions ont instauré la peur de dieu, la peur du châtiment divin, la peur de l’enfer. Cela a probablement contribué à nous conditionner à obéir à toute figure considérée comme supérieure : Dieu, parents, chef, maître spirituel, président….
  • Faire comme tout le monde. Conditionnement pour ne pas sortir du lot, faire comme les autres ou risquer le jugement des autres
  • Jugement. Jugement envers soi-même d’abord puis envers les autres. Cela nous éloigne de ce que nous sommes réellement 
  • Travailler beaucoup. Gagner de l’argent, toujours plus, pour préparer sa retraite,… dans une recherche de sécurité jamais atteinte
  • Culpabilité : Amène à se désaimer et à en faire beaucoup pour les autres pour se disculper. Mais pour se disculper de quoi exactement ?
  • Reproduction : conditionnement à faire des enfants
  • Attente du sauveur : on attend d’être sauvé par quelqu’un d’extérieur
  • Idolâtrie : adorer quelqu’un ou quelque chose extérieur à nous

En regardant bien ces conditionnements, je ne peux m’empêcher de remarquer qu’ils font de l’humain un esclave consentant dans notre société actuelle…


En allant un peu plus loin, il est vu que la vie incarnée est elle-même soutenue par des croyances.

Il y a quelques années, après avoir vu le film Matrix, les objets autour de moi m’étaient apparus vides, comme des poussières dansant dans un rayon de Soleil. Je me retrouvais alors avec deux vécus contradictoires : l’un qui est mon expérience coutumière que les objets sont solides et l’autre qu’ils ne le sont pas. Lequel est vrai ? Mon ressenti aujourd’hui est que les objets sont effectivement et littéralement vides comme des hologrammes mais que nous les voyons solides grâce à un conditionnement collectif. Si on est nombreux à les croire solides, alors on a tendance à les voir solides, nous sommes tous des co-créateurs de réalité manifestée.


J’ai longtemps perçu la personnalité comme étant une somme de mémoires. Aujourd’hui, je vois la personnalité comme une somme de croyances, y compris la croyance que mes mémoires sont les miennes. Quand j’ai porté et guéri les mémoires de souffrance des femmes depuis des millénaires, était-ce bien mes mémoires ? Impossible de cheminer dans la spiritualité sans avoir entendu encore et encore que nous sommes tous Un. Je me souviens quand mon empathie me compliquait la vie, je vivais des angoisses le lundi matin de devoir reprendre le travail… alors que je ne travaillais pas le lundi. Je pense que je captais simplement les émotions du collectif. Qu’est-ce qui nous appartient individuellement et qu’est-ce qui est issu du collectif ? C’est une question que l’on peut se poser à propos des émotions, des croyances, des perceptions, des pensées…


Cela m’amène à être suspicieuse envers des informations « extérieures » et à m’en détourner. Le chemin du retour vers soi commence à s’actualiser enfin dans mon vécu « extérieur ». Car est-ce que retourner le regard vers soi intérieurement peut vraiment devenir prégnant tant que nous sommes dans une attente d’être nourri par l’extérieur ? Encore un profond conditionnement… 

J’ai commencé à prendre conscience de l’ampleur de ce conditionnement en lisant un article sur le fait que notre rapport à l’extérieur passe maintenant par l’intermédiaire d’applications. Par exemple, le matin au réveil, plutôt que de regarder le ciel, nous ouvrons une appli pour savoir quel temps il fait !

Je ressentais une forte envie de me relier à la nature et j’avais tendance à vouloir chercher des informations sur le chamanisme et sur les peuples premiers, par exemple, pour savoir comment faire. Mais mon intuition me disait toujours que je n’avais pas besoin de lire des livres ou de regarder des vidéos, que j’avais déjà les réponses en moi. Aujourd’hui, nous pouvons passer plus de temps à nous informer sur la façon de faire quelque chose qu’à faire réellement cette chose. En en discutant avec mon mari récemment, il me disait qu’effectivement il passait plus de temps à s’informer sur la façon de faire du vélo qu’à faire du vélo.


La situation actuelle et tous les mensonges qui sont propagés est un véritable électrochoc. Je ne peux que remercier nos dirigeants de m’avoir sortie de ma torpeur. 

Cela entraîne un besoin d’être toujours plus vraie quelles que soient les circonstances. Cette recherche du vrai m’a quand même entraînée dans de drôles de contrées car c’est une notion très relative. Je ne suis pas encore complètement revenue de ce voyage là, cela donne le vertige.

Il y a un besoin d’être encore plus respectueuse de l’environnement, ce n’est pas en rapport avec de quelconques lois, ce sont des prises de conscience de mon impact sur mon environnement.

Il y a le besoin d’augmenter mon niveau vibratoire. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet…

Il y aussi ce besoin d’être positive. D’un point de vue ultime, c’est questionnable mais n’étant pas encore consciente d’être réalisée et libérée du karma, cela fait encore sens pour moi. Le karma comme le besoin d’être positif sont des croyances de mon point de vue mais tant qu’on est incarné et/ou identifié, peut-on totalement y échapper ? Je vois le besoin d’être positive comme une phase intermédiaire qui aide à augmenter mon niveau vibratoire, nécessaire pour moi pour le moment mais transitoire.

Je surveille mes pensées, mes paroles, mes actions. Impossible de faire autrement car, en cas de dérapage, cela me laisse un mauvais goût dans la bouche, mais j’ai le sentiment que le karma ne s’imprime pas instantanément, qu’on peut « rattraper le coup ». Alors, je génère une pensée ou une parole ou une action positive en contrepartie. Cela agit pour nous mais aussi pour la collectivité car il y a cet aspect co-créateur en nous et nous pouvons donc influer positivement sur l’égrégore collectif.


Mon voyage dans les croyances m’a amenée à essayer de comprendre la manifestation, la réalité relative, l’évolution spirituelle du point de vue relatif et du point de vue ultime. J’ai lu beaucoup de choses qui n’ont pas résonnées en moi mais qui m’emmenaient toujours plus profondément dans mes recherches jusqu’à ce que je tombe sur des informations qui ont résonné. Je ne vous dirais pas ce qu’elles sont malgré mon besoin de vérité car ce chemin a été éprouvant pour moi alors que j’ai naturellement l’esprit très très ouvert et, surtout, ce chemin n’est pas terminé. Les informations existent, si cela vous intéresse, cherchez les, vous serez guidés mais fiez vous à votre ressenti.


Tout ceci m’amène au sujet initial de ce post et est très en phase avec l’actualité :

Que vous soyez provax ou antivax, le résultat sera le même s’il y a de la colère.

Les médias mainstream et les médias alternatifs génèrent de la peur. Cette peur entraîne de la colère donc des pensées et des paroles négatives. Et le danger est là, dans le négatif, et cela se passe en ce moment !


Si vous m’avez lue jusque là, vous êtes certainement suffisamment averti par rapport à ce qu’il se passe actuellement dans le monde. Et si vous êtes un addict des informations qui ressassent encore et encore à quel point ce qui se passe en ce moment est scandaleux, observez ce que cela énerve en vous. Je voulais écrire « génère » et c’est « énerve » qui s’est écrit, lol… 


Je suis passée par là et voici mon témoignage pour m’en libérer :


La première étape est d’arrêter de s’empoisonner. 

Si on est addict aux médias au point d’y consacrer beaucoup de temps quotidiennement, STOP.

Bien sûr que je me tiens informée de l’actualité mais il y a très peu de faits nouveaux chaque jour et cela ne me prend pas plus de quelques secondes par jour.


La deuxième étape est de dépasser la peur. Lors d’un échange de sms avec mon père, il m’a écrit quelque chose qui m’a frappée à propos de ce qu’il se passe en ce moment :

« L’appât du gain est puissant 

En fait il y a 3 catégories de personnages

Il y a ceux dont la peur et la soumission les a quitté 

Ce qui m’est arrivé à un certain moment (…)

Puis il y a les neutres , ceux qui voudraient résister mais qui ont peur

Puis les collabos , pour en général 3 raisons 

l’argent , les honneurs , le pouvoir , et souvent ces 3 raisons se combinent entre elles »

La peur m’a quittée et la confiance est apparue. Pas la confiance qui ne m’arrivera rien, juste la CONFIANCE. J’ai remarqué que la confiance augmente avec le niveau vibratoire.


La troisième étape pour moi a été de me tourner encore davantage vers la nature. J’ai des envies de forêt primaire, de criques sauvages, d’endroits naturels préservés de toute influence humaine… Il est possible de trouver de tels endroits en cherchant bien, loin des routes, et j’y ressens un équilibre, la respiration y est plus ample, plus libre.

Bien sûr, chaque manifestation de la nature est un cri de liberté et est précieux où qu’il se trouve. Que du laiteron ou de la pariétaire parvienne à pousser dans une fissure du macadam est un miracle en soi, et comestible en plus, donc doublement miraculeux ;)

Se tourner vers la nature semble fonctionner comme un sas intermédiaire entre un regard projeté constamment vers l’extérieur et un regard intériorisé. Probablement pas obligatoire mais aidant.


L’étape suivante est un retour vers soi. C’est en cours chez moi.

Cela m’a amenée à me sentir étriquée comme si j’étais trop grande pour ma peau, mon corps, j’ai pris conscience que j’étais figée, contractée. Alors, je me suis mise à danser follement, comme les peuples premiers, au grand plaisir de mon chien qui m’accompagne, et à chanter (à tue-tête parfois). Cela amène une DÉTENTE.

J’explore mes croyances, mes conditionnements et je me détourne de plus en plus des informations venant de l’extérieur, je ne valide que celles qui résonnent en moi. 

Parce que la seule chose dont je sois sûre, c’est de mon ÊTRETÉ.

Tout le reste est sujet à caution et je vous concède que c’est très inconfortable. 

mardi 11 janvier 2022

Calme mental, ancrage, méditation : quelques retours d’expérience

Après une séance de reiki, j’ai mal coupé les liens avec les personnes auxquelles j’avais envoyé de l’énergie. J’ai été drainée pendant plusieurs jours avant de comprendre que couper les liens était très important. Je me suis tout de suite sentie mieux après avoir tranché. Pour cela, je visualise la personne en face de moi ainsi que des liens énergétiques qui nous relient à chaque chakra et je tranche ces liens d’un coup avec une épée imaginaire.



Calme mental 


A qui et à quoi est-ce que je donne de l’énergie ?

  • Observer les pensées 
  • Trancher avec une épée imaginaire les liens entre mes chakras et ceux des personnes qui se manifestent à moi en pensée  
  • Trancher ainsi les liens avec tous les objets qui reviennent en pensée 
  • Trancher les liens avec le futur quand il y a des pensées anticipatrices
  • Trancher les liens avec le passé quand il y a des mémoires qui remontent
  • Trancher les liens avec les peurs qui s’élèvent 
  • …



Meditation, centrage, ancrage

  • J’habite mon corps
  • Ramener toute ma conscience projetée à l’extérieur à l’intérieur de mon corps : je peux l’accompagner avec des mouvements des bras et des mains pour ramener tout ce qui se trouve autour de moi energetiquement parlant, à portée de main, à l’intérieur de mon corps. 
  • Les yeux mi-clos, je regarde mes paupières 
  • Descendre ma conscience dans mon corps, 
  • Enfoncer les racines qui partent de mes pieds, et de mon chakra racine si je suis assise, dans la terre jusqu’au coeur cristallin de la planète 🌎 
  • M’abandonner, sans défenses, sans résistances 
  • Respirer avec tout mon corps 
  • Entendre les sons environnants 
  • Me détendre, baisser les épaules, desserrer les mâchoires, décoller la langue du palais, garder juste la pointe de la langue derrière les dents du haut
  • Étirer doucement le corps comme dans le lit pour accompagner les bâillements. Ne pas forcer. En cas de douleur, s’immobiliser dans la position où une tension est apparue jusqu’à ce que la douleur s’estompe



Approcher la conscience pure

  • Tourner le regard vers l’intérieur 
  • Se concentrer sur l’arrière de la tête en bas du crâne 
  • Qui suis-je ? 
  • Où suis-je ?
  • Suis je née ?…
  • D’où vient le regard ?
  • Ai-je une tête ?
  • …



Canaliser les intuitions, les guides, les rêves, les visions


Respirer avec le canal central pour activer chakra coronal et 3ème oeil 





Méditer avec Mère Meera tous les soirs en direct à 19h


Mère Meera


jeudi 25 novembre 2021

Nuit noire de l’âme (2)

 Je viens de relire mon dernier article sur la nuit de l’âme : 11 ans déjà !

Je suis sortie de cette période depuis presqu’un an et il m’a fallu du temps pour réaliser, comprendre, conscientiser, mettre des mots sur ce qui s’était passé.

Antérieurement à cette nuit de l’âme, j’avais vécu des aperçus d’éveil sur une période de quelques mois. Puis, ces aperçus se sont espacés de plus en plus jusqu’à disparaître de mon vécu. 

« Oh Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ! ». C’est ce que disait Saint Jean de La Croix et cela résumait bien mon sentiment quand les aperçus de conscience pure se sont arrêtés. Et la nuit de l’âme a commencé…

Les aperçus de conscience pure sont comme une lumière qui vient éclairer un sous-sol sombre dans lequel on ne va jamais. Et ce sous-sol sombre, c’est toutes les blessures non guéries que l’on a accumulées, que l’on n’a pas pu regarder en face jusque là. 

Ce fut d’abord des blessures liées à ma vie du moment avec les personnes qui m’entouraient, puis des blessures de plus en plus anciennes. Il pouvait y avoir des situations déclenchantes qui rappelaient ces mémoires de blessures similaires et ma réaction était alors disproportionnée par rapport à la situation déclenchante car je réagissais à la somme des mémoires similaires. J’étais hypersensible.

Parfois, je n’avais pas la perception d’une situation déclenchante même subtile et les mémoires semblaient apparaître dans mon mental comme des bulles d’air qui remontent à la surface de l’eau. Deux ans avant la fin de cette nuit noire (fin 2018), les mémoires douloureuses se sont mises à remonter à la surface de ma conscience à longueur de journée (et de nuit lorsque j’étais réveillée). Les mémoires qui remontaient le plus à la surface étaient liées à la souffrance des femmes depuis des millénaires du fait de la domination des hommes et de cette société patriarcale. J’éprouvais beaucoup de rancoeur vis à vis des hommes. Le mental s’est mis à tourner en rond et j’ai sombré dans la dépression. J’ai consulté un psychiatre mais je n’ai pas pris d’antidépresseurs. Ces quelques séances m’ont fait réaliser que la solution ne pouvait venir que de moi et m’ont donné l’élan de me reprendre en main. J’ai aussi compris que la solution ne pouvait pas être horizontale, c’est à dire qu’elle ne pouvait pas être mentale. C’est comme si la dimension mentale était uniquement sur un plan horizontal, j’avais besoin de trouver une solution verticale mais ma vibration du moment ne favorisait pas le retour à la conscience pure.

J’ai utilisé des synergies d’huiles essentielles, de cristaux, de fleurs de Bach, d’encens, de musiques, de gemmotherapie, de reiki, de plantes prélevées fraîches dans mon jardin,… le tout sélectionné intuitivement. J’ai la chance de ressentir lorsqu’un remède est bon pour moi : mon corps se met à vibrer de suite apres l’utilisation externe ou interne. Tous ces remèdes ont augmenté mon niveau d’énergie qui était tombé bien bas. La créativité a aussi joué un rôle car elle laissait la part belle à l’intériorisation. J’ai créé des élixirs floraux avec des fleurs prélevées dans la nature (après m’être assurée que ces fleurs n’étaient pas toxiques). J’y rajoutai un cristal et un coquillage pour l’onde de forme, en laissant l’intuition guider ma main ou mon oeil. Souvent, c’est une fleur qui s’imposait d’abord à moi dans mes pensées jusqu’à ce que je me décide à réaliser l’élixir. J’attendais un jour de beau temps. La pierre et le coquillage se rajoutaient ensuite. J’allais de mieux en mieux mais ce n’était pas fini.

Le premier confinement est arrivé et je me suis lancée dans la culture d’un potager (Mars 2020). Mettre les mains dans la terre a été une thérapie en soi, littéralement ! Mon niveau d’énergie a continué à remonter, le jardin etait devenu mon refuge. Dès que j’étais perturbée, j’allais mettre les mains dans la terre et la pression de l’insatisfaction diminuait.

Le 26 décembre 2020, au retour d’un séjour dans la famille à l’occasion des fêtes de Noël, j’ai réalisé que les mémoires de souffrances du collectif féminin que je portais m’avaient quitté. Je n’avais rien fait consciemment pour cela, c’était probablement le résultat de l’élévation des énergies ambiantes du 21 décembre 2020.

La colère m’a quitté à ce moment là et je suis sortie de cette nuit noire de l’âme. Je pouvais de nouveau parler à un homme sans rancoeur ni méfiance. J’ai le sentiment d’avoir contribué à guérir des souffrances collectives de femmes, souffrances accumulées depuis des millénaires.

Il est resté une hypersensibilité pendant quelques mois mais ma vie extérieure s’est réarrangée : il y avait peu de situations déclenchantes, peu de remontées de souvenirs douloureux et uniquement personnels, il n’y avait plus la lourdeur des mémoires collectives. Mon vécu s’était allégé.

Depuis quelques mois, à la faveur de ces merveilleuses énergies ambiantes qui facilitent tellement le retour vers soi, mon regard et mon vécu de ces mémoires a évolué. Déjà, ce n’est plus de la faute de l’autre 😉. J’ai conscience d’une partie de l’enchaînement karmique (action/réaction) qui amène une situation difficile et qui réveille des mémoires. Ces enchaînements karmiques sont récurrents ad nauseum… J’ai arrêté de verbaliser ma souffrance par rapport à l’action d’une tierce personne, les gens ne font pas exprès de faire du mal et ils réagissent à mon propre état. Ils sont l’indicateur que j’ai quitté la position d’équilibre. Je l’ai compris car il m’est arrivé de dire des choses désagréables à quelqu’un, choses que je ne pensais absolument pas et je ne comprenais pas comment j’avais pu les exprimer dans un contexte où je n’avais pas été blessée en plus, donc de façon spontanée. Je ne comprenais pas d’où cela venait et la seule source que j’ai trouvée était la peur de cette personne, ses propres insécurités du moment dont je m’étais inconsciemment faite le miroir.

Aujourd’hui, lorsqu’une mémoire douloureuse remonte, je ne fais rien. Elle se libère d’elle même, souvent pendant la nuit. Ensuite, lorsque je revisite consciemment cette mémoire, je m’aperçois qu’elle a perdu son pouvoir effrayant, elle ne déclenche plus rien en moi.


dimanche 9 novembre 2014

Tranché




J'ai beaucoup travaillé sur l'intériorisation : regarder tout ce qui me tracasse, accueillir tout ce qui remonte à la surface. Et ça aide.

Néanmoins, je prends conscience que c'est sans fin, qu'il y aura toujours quelque chose à accueillir car, même dans l'hypothèse où je réussirais à faire la paix avec tous mes souvenirs, il y aura toujours des événements nouveaux perturbants qui se produiront. Les bouddhistes ont une image sur ce sujet : on a beau essuyer un miroir, de la poussière continuera à tomber dessus, il ne reste pas propre une bonne fois pour toutes...

Cette nuit, je me suis apitoyée sur mon sort : après 15 ans de méditation, force m'était de constater que le mental était toujours agité. Je me trouvais nulle et je pleurais, et je pleurais... Je voulais abandonner...

Heureusement, j'ai pris l'habitude de ne jamais prendre de décision quand je me sens aussi mal car je sais que c'est un état temporaire, que ça passera. Et c'est le début de la brèche qui s'est produite cette nuit, la première distanciation : je savais que ça passerait...
Je commençais à moins adhérer au spectacle...

Ensuite, il y a eu une constatation : que l'ego était un bon comédien. Toutes ces larmes et ces lamentations, quand même ! La brèche s'est agrandie... Il y avait un observateur et un chouineur. 

J'ai regardé encore un peu ce jeu de l'ego et d'un coup, ce n'était plus une brèche, c'était tranché net : ce cinéma, ce n'était pas moi, je ne suis pas ça ! Et j'ai retrouvé l'arrière-plan. Il n'y avait plus de chouineur, plus de lamentations. Je ne pouvais même pas comprendre comment tout ce cinéma avait pu prendre place, impossible d'y accorder le moindre crédit. Il ne restait que tranquillité.

dimanche 26 janvier 2014

Le souffle divin

Une respiration prend place au niveau du coeur.
Une respiration qui suit le rythme de la respiration mécanique mais qui est une respiration globale de tout mon être : un souffle divin qui vivifie le chakra du coeur. L'energie rentre par cette respiration, elle descend puis remonte en passant par le coeur jusqu'au sommet de la tête. Je suis très centrée, intériorisée. Le mental est calme. Le corps est détendu, en mode lâcher prise. L'arrière-plan est là.
Le coeur respire...

dimanche 12 janvier 2014

Le coeur : étincelle divine

Je n'ai rien publié ces dernières années car j'avais l'impression qu'il ne se passait plus rien. L'éveil ne m'intéressait plus vraiment, je n'avais plus envie de lire sur ce sujet, il n'y avait plus d'apercus... La seule chose qui se passait pratiquement, c'était que mes souvenirs désagréables non digérés remontaient à la surface les uns après les autres : pas de répit, avec l'impression que je n'en verrai jamais le bout. Cela faisait remonter mes peurs à la surface, elles se dévoilaient et mon vécu quotidien en était contaminé : je me souviens que mon mari me disait que j'avais peur de tout et je me sentais souvent angoissée. J'ai aussi vu des croyances s'effondrer et pas des moindres, comme si je voyais les piliers de ma maison s'écrouler. C'était peut-être la seule chose qui m'intéressait, débusquer les croyances même si ce n'était pas une recherche active du tout. Par où aurais-je commencé : c'est le problème avec les croyances, on ne sait même pas qu'elles sont là, qu'elles sont fausses... Bref, pas drôle, le trou noir, encore appelé "la nuit de l'âme".

Mais depuis le mois d'août, ça bouge de nouveau ! L'enchaînement d'événements qui y a conduit m'est propre et est donc sans intérêt il me semble. La seule chose que j'ai envie de dire, c'est que je manquais d'énergie avec une impression d'être en fin de vie pendant cette phase de nuit de l'âme et que depuis le mois d'août, j'améliore volontairement cet aspect énergie. Cela a modifié mon alimentation sans forcer, plutôt comme une évidence : je mange essentiellement des fruits et des légumes crus. 

Lorsque j'avais des aperçus, je ressentais que ça se passait "au niveau de la tête", à la base du crâne, à l'arrière de la tête. Et je ne comprenais pas pourquoi tout le monde disait que le plus important était le coeur...

Aujourd'hui, je ressens quelque chose de différent au niveau du chakra du coeur. Pas juste le chakra qui tourne et c'est légèrement à droite de celui-ci pour moi. Une impression d'énergie qui arrive à ce niveau là, une sensation de transparence, de fluidité, de détente. Quand c'est là, j'ai l'impression d'irradier d'Amour. D'ailleurs les gens doivent le ressentir car ils sont adorables avec moi dans ces moments-là ! Je me sens tranquille, apaisée, heureuse. Les pensées se calment car cette sensation occupe tout l'espace.

Ce matin, j'avais très mal aux intestins et cette sensation au niveau du coeur ne se manifestait pas. Je me suis mise les mains sur les intestins et j'ai fait du reiki. En même temps que la douleur aux intestins s'est calmée, la sensation au niveau du coeur, un peu à droite, est revenue. Peut-être une coïncidence ...

C'est localisé au niveau du coeur, comme en un point mais pas un point minuscule et solide, plutôt un point qui semble infini quand on est dedans, vaste, fluide, léger, transparent.... Une étincelle de conscience pure.

Peut-être que cela se manifeste une fois qu'on a embrassé une part "suffisante" de nos ténèbres (mauvais souvenirs ...), que l'on a éclairé une bonne partie de nos zones d'ombre...

Réfléchir ou ne pas réfléchir

Il n’est pas nécessaire de réfléchir pour faire quoi que ce soit. Même pour faire un exercice de physique, la réflexion n’est pas nécessaire...